«Unscrew the locks from the doors! Unscrew the doors themselves from their jambs!», Allen Ginsberg

sabato 17 maggio 2008

Ludovic Perrin, Mai 68, la révolution en chantant


Musiques

Mai 68, la révolution en chantant
Bande-son. Plusieurs CD et expositions reconstituent l’émulation de l’époque

Ludovic Perrin

QUOTIDIEN : samedi 17 mai 2008
2 réactions

Il y eut le transistor puis l’invention de la minicassette. Alors que l’ORTF diffuse la bonne parole d’Etat sous contrôle Alain Peyrefitte, le premier support enregistrable fait son apparition au milieu des années 60. C’est Philips qui l’invente. Et son succès lui vient grâce à une chose impensable aujourd’hui : les droits en ont été cédés gracieusement aux industriels intéressés.

Une révolution en appelant une autre, plusieurs expositions et CD font état, quarante ans plus tard, de ce que fut l’un des événements symboles de la musique. Une révolution, c’est un son. On le redécouvre dans le double CD Cocktail Molotov (Harmonia Mundi). Outre comment procéder au fameux mélange, on y entend Sartre à Billancourt, une charge de CRS, et aussi Jacqueline Taïeb (7 Heures du matin), Brigitte Fontaine (Il pleut), Albert Ayler (Spirits Rejoice), Ferré (les Anarchistes), Steppenwolf (Born to be Wild), Nougaro (Paris Mai)…

Salade. L’exposition parisienne «La Bellevilloise libère le réel : 40 ans de Mai 68», dans le XXe arrondissement, mêle affiches et photos, les Beach Boys (Good Vibrations), Procol Harum (A Whiter Shade of Pale), ou Aphrodite’s Child (Rain and Tears)… Et dans «La bande-son de mai 1968», à la mairie du XVIIIe , entre reconstitution du mobilier d’époque (dont un panier à salade), émission Dim Dam Dom et des choix communs à la Bellevilloise (Louis Amstrong, Canned Heat…), deux chansons se distinguent : Il est 5 heures, Paris s’éveille (Dutronc) et Street Fighting Man (Rolling Stones) - à côté d’un inédit de Renaud, Crève salope.

La deuxième a été enregistrée, fin 1968, comme un écho à la première. Parue quelques jours avant les événements, la chanson de Dutronc est reprise sur les barricades, puis détournée («Les 403 sont renversées/ La grève sauvage est générale…/ Il est 5 heures, Paris s’éveille»), comme en témoigne Pour en finir avec le travail.

Soit neuf titres assortis de la première affiche de la Sorbonne occupée reproduite, chez EPM, également rééditeur de Vietnam 67 Mai 68 de la chanteuse free-blues Colette Magny. Car si l’héritage de 1968 reste important, toute une partie a mal résisté. La chanson contestataire vieillit-elle bien ? Où sont les Tachan d’antan ? Ces chanteurs dont l’ultime croix d’honneur tenait en un bordereau de censure par les radios ou l’industrie du disque en plein déploiement.

Sur Tous ces mots terribles (L’Autre Distribution), 17 artistes rendent hommage à François Béranger : Loïc Lantoine (Y’a dix ans), Tryo (Ma Fleur), Thiéfaine (Tranche de vie), Sanseverino (fan et ami, Brésils) - à écouter aussi, Mamadou m’a dit par les Raoul Petite, très dans l’actualité… François Béranger, à confondre à peine avec Pierre-Jean de Béranger, un siècle avant, c’est le porte-voix des usines, de la chanson ouvrière, comme un film de Chris Marker apprenant aux ouvrières à tenir une caméra… L’utopie avec une pointe de dérision salutaire, quand, en reflet, Philippe Clay reparaît avec le tube réac Mes Universités (1971) : «Mes universités / C’était pas Jussieu, c’était pas Censier, c’était pas Nanterre / Mes universités/C’était le pavé, le pavé d’Paris, le Paris d’la guerre/On parlait peu d’marxisme / Encore moins d’maoïsme / Le seul système, c’était le système D.» Il s’en vendra 1 million, apprend-on dans la Chanson française pour les nuls. Mais ce n’est pas ce qu’on trouvait dans les bacs qui forcément demeure.

Héraut. Deux artistes dont les premiers disques sont sortis en mai 1968, donc alors introuvables, fêtent à leur manière leur Mai 68 : Gérard Manset (Animal on est mal) et Julien Clerc (la Cavalerie) ont composé ensemble sur le prochain album du second, quelques mois après que Bashung (orthographié «Baschung», en 1968) a repris l’adaptation de Suzanne par Graeme Allwright. Allwright, héraut néo-zélandais qui adapte en français Leonard Cohen et Brassens en anglais.

Outre-Atlantique, une autre musique suit les élans de Paris. La double compilation Sous les pavés le jazz (Sony BMG) regroupe un choix de cris sans les mots : en septembre 1968, Miles Davis, revenu à 42 ans avec un batteur de 16 ans (Tony Williams), enregistre les sessions de Filles de Kilimandjaro. Style fusion qui, de Yusef Lateef à Herbie Hancock, préfigure la «sono mondiale». L’enjeu n’y est plus le clivage jeunes-vieux mais les questions discriminatoires. La rue prend le pouvoir ? Daniel Cohn-Bendit : «Il est d’ailleurs remarquable que cette "contre-musique" fut celle des milieux dissidents dans l’Europe communiste. En Pologne, le régime soviétique l’associait au désordre. Elle incarnait donc la révolte et l’opposition au totalitarisme.»

Quelle aura été, vu de 2048, la bande-son de 2008 ?


vallereyeh variste!
évariste et dominique grange sont les deux chanteurs emblématiques du mouvement!... Samedi 17 Mai 2008 - 09:44
vallereyet variste?
Evariste et Dominique Grange sont les grands absents de l'article,eux dont les 45 tours révolutionnaires auto-produits se vendaient comme des petits pains cette année-là!... Samedi 17 Mai 2008 - 09:38
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1 commenti:

Anonimo ha detto...

Dimanche 11 Mai 2008.
02h50.A.M.

Par un Samedi comme un autre…

I. Me trouvant hier après-midi à la médiathèque d’Alès, attelé à envoyer des pièces-jointes accolées à un e-mail de contribution à votre discussion naissante autour des textes de Patrick Mignard, je besognais dur, lorsque l’on vint déverrouiller l’ordinateur sis en vis-à-vis, et deux femmes accompagnées d’un enfant prirent place.
On aurait dit l’enfant et sa mère accompagnée de la sœur cadette, très belle, de visage délicat aux traits fins agrémenté d’une chevelure de geai, coiffée à la diable, de mouvements sveltes et élancés, de ses mains aux orteils trahissant les vicissitudes d’une vie active bien entamée. 5 ans devait les séparer en âge, à peine. Il aurait tout aussi bien pu s’agir de la tante de cette Belle, et de son fils à elle, jovial et souriant, curieux et calme qui vint bientôt timidement me demander de jouer un peu avec lui, en me tirant la jambe de pantalon, par-dessous la tablette d’appui, en simulant un cache-cache aussi ingénu qu’enjôleur. Il prit trois pièces de monnaie dans le sac de l’une des deux femmes et les manipula de telle sorte, en se traînant à mes pieds, que j’en vins à lui dire : « Ne mets pas tes mains à la bouche après avoir touché ces pièces, tu risques attraper des boutons… ».
Il s’exprimait à peine en langage articulé correctement, mais ne semblait avoir aucun mal à se faire comprendre.
Le nez sur l’écran, j’aurais soudain tout laissé tomber pour assumer le rôle de père de la petite fille que je lui aurais donnée à Elle, sur le champ, en même temps qu’à lui, une petite sœur avec laquelle jouer, tant ce moment me donnait du vague à l’âme…
Ainsi en était-il de ce qui me traversait en cet instant, et je m’efforçais de demeurer aussi impénétrable, autant à la curiosité de ce petit garçon, qu’à la vigilance de ces deux femmes, dont les présences émulaient une humeur printanière. À la dérobée, je lisais sur son visage que la vie auprès d’Elle devait être douce et intéressante. Le contact gratuit et insouciant qu’établissait le petit garçon annonçait bien une bonne disposition à sa socialisation, et cela m’intéressant plus en cet instant que la relation que cela dénotait d’avec sa propre mère, en terme de considération à lui manifester et d’observation à lui consacrer.
Après 40 minutes, ils partirent rapidement, elle, absorbée par un songe (horaires et billets Air-Algérie) qui mit fin à ma pérégrination imaginaire invraisemblable et déplacée, absolument hors de portée, tel que je demeurais, cloué sur ma chaise.
Je croyais la deviner intimement « proche », « présence amie » probable, et cet emballement imaginaire que son apparition suscitait m’interdisait, derrière la construction de cet écran interposé dans ma tête, de la connaître, d’émettre un geste ou un signe d’appel.
J’en aurais bredouillé si j’avais osé lui parler. J’aurais voulu dissimuler mes chicots en parlant « de tout », mais « surtout d’autre chose »…
Et tout « naturellement », nous aurions éludé « la petite fille », dont je lui aurais bien demandé, à Elle, de me la faire !
Elle avait bien vingt ans de moins que moi et de beaux jours devant elle : qu’aurait-elle été s’enticher d’un infirme calme que j’étais, au moment où je projetai « ça » ?
Le même homme, si poli et plein d’égards, ne sachant comment amener et dissimuler l’urgence qu’il pressent à se gratifier d’une descendance pour conjurer une standardisation qu’il fuit. En observant dans le même mouvement, cette même standardisation à l’œuvre, avec ses scories et ses mines à retardement, comprenant sa logique inexorable et dégradante, et sa relation, contradictoire avec la sérénité revendiquée de ses disséminateurs.
Lorsque le cycle économique bégaie, nous apercevons ces résistances faites de mouvements de repli, de régressions accompagnées de mouvements de l’âme arcqueboutés sur des fausses-certitudes aussi certainement établies que ces « crypto-fondamentalismes » faits de bricolages éthico-religieux.
Non pas que les constructions éthiques et religieuses n’aient aucun sens, et pour les structures parentales, et pour les inclinations tendant vers un Possible moins médiocre, une recherche, une incorporation* visant à la fois à s’instruire, à laisser à ses propres enfants le substrat de sa propre expérience, et combler cette lacune entre la promesse de Temps meilleurs et la prémonition de la Catastrophe.Et ce n’est pas là, la moindre des « contradictions » dans la stratégie de communication du « candidat-Facteur »…
Mais comme nous confondons, par un même mouvement de rejet de la pensée réactionnelle, ces constructions avec l’obstacle que constitue, comme permanence opaque et peu sûre de l’Opinion, faite « Majorité silencieuse », véritable créature de la V° République et du morcellement régional à l’heure de sa privatisation, nous les ignorons.
Nous ne nous occupons d’y revenir qu’avec le souci segmenté des considérations gynécologiques, juridiques, genrées, lorsqu’il s’agit d’examiner comment ces constructions seraient exposées voire contredites que ce soit par les faits, que ce soit par les excès de dispositions législatives de l’Etat de Droit, pour en contourner l’éventuelle perversion.
Et nous voyons bien que dans le mouvement même de l’examen, nous tendons à atomiser l’horizon d’une personne obstrué par ces constructions, dont il sera bien question, tôt ou tard de la « rendre à la jouissance » de la liberté formelle.

Cette propension de la V° république à « clientéliser » les électorats regardés à la loupe (qui provient de la notion marchande de « clientèle captive ») s’est communiquée au regard consensuel sur les différences comportementales, qui caractérisent maintenant les résistances et les protections, les parades et les stratégies d’évitements que mettent en place sur des portées diverses (individuelles comme collectives) les pyramides des âges, qu’elles constituent ou non un arc ou une tangente du « Corps social administré » par ce cadre constitutionnel d’essence patriarcale (patriarcale souligné 3 fois !).

De la même façon que nous ne savons pas opposer le principe de réciprocité à la criminalisation des devoirs de protection et d’hospitalité à l’endroit des étrangers en « situation irrégulière=sans titres de séjour » (opposer la rétorsion à l’encontre de ceux qui les dénoncent…), car ce n’est pas qu’une question de « rapport de forces », mais de jalons à poser, dont la nomenklatura socialiste de gouvernement s’est fait un « must » de nous en dispenser après le vote de la Loi Gayssot [1983: Amnistie des généraux putschistes de 1962 et Loi Gayssot] , pour coiffer la vie politique de la vulgate de SOS-Racisme en la matière, et la « légitimité » de la « Génération morale »…

Quoi d’étonnant alors, que nous ne sachions pas détecter les seuils d’attaque aux conditions d’existence sur ce sol, après un tel « brouillage ethno centré » (= »je ne vois et ne jure plus que par Le Sauveur suprême »= l'effondrement de Mai 2002)… :
à travers les procédures chimiques et médicamenteuses d’appauvrissement et de pollutions des sols, comme d’amoindrissement des défenses de l’organisme humain, et de la castration chimique, dont c’est depuis longtemps la tarte à la crème de pénalistes et autres intoxiqués des « solutions pénales », ayant pignon sur rues (depuis belle lurette !),
-à travers les dispositifs de contrôle et de marginalisation, d’ostracisation des couples mixtes, qu’ils soient assujettis aux régimes de minima sociaux ou non,
à travers la dégradation énergétique des processus de production des chaînes agro-alimentaires et l’introduction toujours plus dosée et articulée d’ersatz,…
à travers le Retour en Force de l'Armée sur le Marché de l'Emploi, lors des « Journées Portes ouvertes « (avec la fin de la Conscription, nous aurions là les raisons de cesser toute propagande anti-militariste ?), a fortiori lorsque l'enjeu est une militarisation rampante du Travail, induite par les dérèglementations du Code du Travail à tout-va, et la pression mise sur le volant de Précaires ?
« Occuper de la surface », se fait au détriment des distinctions de cas de figure qu’induisent les massifications programmées des conditions d’existence sur les projets et structures diverse de parentés en évolution sur ce sol, et contribue à précipiter leurs « clientélisations » plutôt qu’à favoriser leurs autonomisations.


II. Areski Dahmani, c’est le nom d’un professeur de Lettres, qui fut bombardé et coopté à la direction de l’Association France-Plus, alors parrainée par Mme Danièle Mitterrand, dont le but « non-lucratif » était de valoriser l’immigration maghrébine et de favoriser son « insertion positive » ( c’était avant qu’on ne surenchérisse ce terme, par l’ »affirmative action » d’importation nord-américaine par les services consciencieux de la Chiraquie en mal de gadgets-à-ignorer-la-merde-sous –le-tapis, qui en a rajouté une louche, dans le discours dominant, par le projet de Déclaration volontaire d’acquisition de la nationalité française, qui aurait eu valeur de Serment religieux égale à celle du Patriot Act …[et pourquoi pas une « Nationalité à points », aussi tant qu’on y était ?] à l’heure où la Gauche de gouvernement a tenu son Congrès d’Epinay, et s’est orientée vers la « Realpolitik » en matière d’Économie ( Le I° Ministre +Pierre Bérégovoy, promoteur de cette « conversion » , se suicidera en 1993…) contre le CERES d’alors, plus « souverainiste » et énarchiste, restriction des taux de crédits américains oblige, depuis l’ascension au pouvoir de Ronald Reagan, « très mauvais acteur de la vie », ainsi que le proclamait une pancarte brandie par un manifestant colombien, lors de l’invasion de La Grenade, quelques temps plus tard.
En 1983, pour les caciques du PS, l’enjeu est de « donner au PCF le baiser de mort » et de ravir à son influence les derniers réduits de l’Amicale des Algériens en Europe, qui ont maillé dans la foulée du FLN-Métro, les points de passages des immigrés « III°-II°-I° générations », dit-on à l’époque, de leurs lieux de concentrations à leurs lieux d’affinités, entre villes de province et grandes banlieues, et de faire levier sur ces éléments issus de l’immigration pour établir que la réussite éducative française est possible…

...l'hybridation du « sang impur » à l'Arbre de la Connaissance cartésien des Lumières, recoupant cet autre enjeu, plus ample et souterrain celui-là, rosicrucien allemand**, par opposition à l'influence méditerranéenne du Renascentisme italien***, du Baroque espagnol**** sur les classes moyennes et intellectuelles aisées, qui se piquent alors de rejoindre, dans leurs cénâcles, et d'y rayonner, les cercles de l'intelligentsia cosmopolite qui fraye avec Les Pouvoirs sur le mode du Dandysme...

Entre Aragon et Léon Blum, il y a plus qu'' »une différence de nature », il y a un divorce dans le comportement éthique, similaire à celui qui opposerait aujourd'hui un flic homosexuel et érudit, et un commis de la Grande bourgeoisie cosmopolite, tribun et érudit, lui aussi, de la stature d'un feu Pierre Lévy, en Allemagne de 1919***** !
Mais en 1983, on ne lésine pas sur les moyens pour « faire avaler les coulœuvres » et, « écarter les gêneurs »******, fussent-ils Historiens, dans la « course aux places » qui s'annonce, pour sièger, « en toute légitimité » dans la posture convoîtée de Juste !
L'Arbitre de la « Génération morale », visant les « jetons de présence » au Conseil économique et social, doit « faire preuve » d'immaculée conception, de ce point de vue là, et tous les moyens sont bons pour faire « feu sur le Q.G. », lorsque les relais rencontrent des Résistances qui ne cadrent pas : -avec le recensement statistique que se coltine SOS-Racisme, rue Charles Martel -75010, dans ses locaux,
-avec un infléchissement subi , de la « régularisation globale » des lycéens et étudiants vendant « Les petites mains de Fathma » à la politique revendiquée de « quotas », par le truchement de la Commission de la Nationalité Marceau-Long où siègent Giscardiens et autres Pierre Chaunu,
Historien... conforme au passé véridique de l'Histoire de France, comme cadre inextensible aux exigences de l'heure : un futur décent envisageable...
Un essentialisme, sinon « borné », du moins étriqué à la Reproduction du Même, avec Autoritarisme et Autorité malicieuse et austère !
-avec une représentation parlementaire masculine occupée à jouer les Gendres acceptables, on parviendra tout juste à énoncer que « lorsque Le Pen ostracise les Beur(ette)s, c'est une femme de la Grande bourgeoisie juive qu'il vise »...
Par opposition à SOS-Racisme (seule association où l'on peut à loisir « pédaler dans la semoule « !), France-Plus est alors le lieu d'une « langue de bois » qui ne tranche pas entre le « misérabilisme ad hoc » de ses références appuyées à Emile Zola, à Victor-Hugo et « l'horizon indépassable » du Romantisme bonapartiste de Juif de Cour, tel que l'a impeccablement exprimé au Théâtre Daniel Mesguisch.

« Vous (les Beurs), qui venez de là, de cette cangue glèbeuse qui est « le pire possible » en Devenir dont vous vous extrayez, pouvez au mieux espérer ça, que je rends esthétiquement désirable et complaisamment estimable, idéologiquement digne d'un Prix Nobel des Lumières du Crédit Hypothécaire de la Caisse des Népotes et cons à Assignats abscons »...

Entre l'intelligentsia aschkénaze et sépharade, il y a déjà un soupçon de rejet épidermique, concurrentiel et politiquement instructif des « dessous réels des petits calculs de la République », qui iront en s'aggravant lorsque les Ors de cette même République précipiteront avec la même surdité principielle, les tenantes du foulard et les zoulous/beurs, dans les bras du recrutement policier, militaire, par crainte de l'énoncé des humiliations et qualités d'injustices reçues...
Je n'oublie évidemment pas que cette « nébuleuse » comptait parmi elle, les fidèles commémorateurs du 17 Octobre 1961, cherchant peut-être à concilier les thèses castoriadiennes et cartésiennes du « néo-kantisme » (avant qu'Hans Habermas en ait consommé la faillite !), eux qui savaient le boulevard ouvert, avec « le retrait des affaires » de l'immigration intérieure auvergnate, du « quasi monopole » des « Bougnats » et débits de boissons depuis le XVIII° siècle, jusqu'en Grande banlieue parisienne, véritable socle de l'assise électorale godillot-gaulliste.
« Les Affaires étant les affaires », n'est-ce pas, la Cour des Comptes épinglera le Président de France-Plus pour « les libertés qu'il prenait avec la facturation trésorière de l'Association France-Plus, en y adjoignant ses propres notes de frais de cravattes et d'un séjour au Casino de Cabourg »...
Rétrospectivement, et paralèllement à la caporalisation zélée encouragée par les plus hautes sphères de l'Etat en matière du moindre contrôle de la Caisse d'Allocations familiales sur les allocataires particuliers suspectés de « tricherie », cette « chute de rideau » sur le scénario de France-Plus d'assumer son rôle de courroie de transmission entre Francophonie algérienne et Etat français à prétention St-Augustinienne (le prolongement humaniste idéalisé de l'Union française, brutalement achevé par le meurtre des Moines de Thiberrine, en 2002, et l'impasse des Rencontres de San Egidio...) a quelque chose de pathétique, autant qu'un remake du « Le Chant du Cygne » monté par Strinberg, en farce.
Il y a, dans cette incapacité caractérielle de ce « dirigeant « à transmettre hors du « devoir de réserve enseignant », à parler de ce qu'il pense au moment où il le pense à ceux qui sont directement concernés par son propos, la même séculaire »peur des masses » qui unit le « caudillisme » sud-américain au keymalisme algérien, le Daladier rad-soc revenant de signer les Accords de Munich, en 1938, s'exclamant, au faîte de l'escalator de l'avion qui le ramène à Orly : « Ah, les cons ! S'ils savaient... », des 30 000 supporters venus l'accueillir, qui l'acclament.

« Moi aussi, aujourd'hui, je lancerais volontiers des pierres contre les voitures ! C'est peut-être là la raison de la sympathie que j'éprouve pour les Arabes, qui, lorsqu'ils mettent publiquement en scène leur colère, renversent les automobiles et les tramways. »
Antonio Delfini ; « Il Ricordo della Basca », ed. Garzanti, 1992/ « Le Dernier jour de la jeunesse », NRF, 1994.

Si c'est là « la raison », elle paraît bien légère, si l'on ne replace pas dans le contexte de 1935, de l'Occupation mussolinienne de l'Éthiopie, la fraîcheur de ces lignes...
De « la sympathie pour les renverseurs de tramways », nous serions passés à celle « des enfonceurs de portes ouvertes « ?
La suite confirmera que non.

III.Des prémices de « l'immigration choisie »...
Il y a bien un « filtrat par le Haut », transcendental et bureaucratique, visant à réguler « l'ascenseur social », jusqu'à le bloquer, à excerber les concurrences inter-ethniques et entre ceux qui n'ont que leur force de travail à vendre...
Dans les « Grands Équilibres », cela se traduit par la recherche d'un centre de consensus entre monothéïsmes religieux « historiques », autour de l'examen des conditions (entre qualités et quantités) de stabilisation de leurs positions sociales, comme de leurs marges de manoeuvre sur leurs « créneaux » des tenants d'un Islam minoritaire en France.
Les retombées du « cumul communautaire », (avant l'heure de Sciences Politiques à la carte et de la vente du Patrimoine à l'encan...) assujetties aux accords d'État à État, français et algérien, vont provoquer cette « fuite en avant » du Ministère de l'Intérieur, à l'époque où Charles Pasqua se fait fort « de protéger ses Musulmans », et s'empresse d'accorder l'Asile politique aux transfuges en Europe du F.i.S. Et de l'A.i.S., en 1993... jusqu'à la prise d'otages de Marseille-Marignane sous Balladur 1995, on « croit » faire ainsi oeuvre de contre-mesure à une immigration jeune et rebelle, travaillée par les questions anti-autoritaires auxquelles elle est confrontée en Europe, et sensiblement située « à gauche », entre visibilité et « pas de clerc ».
« On » prend ainsi une option de recyclage, sur des bases de « protection » ultra patriarcales et « claniques » sur les cellules dormantes, « accueillies » en Europe, que l'on pourrait utiliser, plus tard, »sous la menace » sur d'autres théâtres d'opérations de la D.G.S.E....
Par ailleurs, dès la fin des années 1970, les Musulmans en Europe sont un marché assuré pour le renouvellement des stocks C.E.E. de viandes de boeuf et de mouton, grain auquel veille la traditionnelle base sociale du Gaullisme-Godillot contrôlée par la F.N.S.E.A., précisément au moment où les habitudes alimentaires se diversifient, ainsi que les présupposés « nutritionnistes » évoluent avec la standardisation croissante des produits agro-alimentaires via la distribution de masses des chaînes de « Grandes surfaces ».
C'est un enjeu européen qu'il ne faut jamais perdre de vue...
En parallèle à ces sensibilités et oscillations opportunes influant sur le cours de « La Marche des Beurs » qui se brise d'abord en 1983,
(Mitterrand fait en 1983 le voyage de retour d'Algérie, où il est allé signer et faire signer les Accords bi-latéraux, en émettant cette « bulle » :
- « L'Etat se doit de nantir ses actifs... », entendez que les « Magrébins » ne font pas encore des Hittistes convenables )
- « Filtrage aux frontières des individus d'un « genre particulier », entendez ne pas laisser retourner en Algérie des homosexuels fichés, des call-girls répertoriées et des justiciables déjà condamnés pour des crimes de Droit commun...)
contre l'unanimisme dans la suspicion de Gauche, à prêter à l'immigration maghrébine et noire, l'intention de « faire un enfant dans le dos » à la « générosité » institutionnelle républicaine, jusqu'à l'Affaire Kelkhal, va se diffuser dans le corps social la disqualification systématique de la présomption d'innocence en matière d'immigration, dont le « débouché » ne peut « fatalement » qu 'aboutir au Grand banditisme, hors les ornières, que cultive avec délices Mme Figaro, du ménage à trois et du gendre prétendant homosexuel, cynique et... « créatif », viril et corruptible, vénal et soumis comme un esclave « méritant et dévoué » à ses maîtres en peau de lapins... du Droit chemin républicain.
Il y a sur ce point « osmose », sinon consensus du « Figaro Mme » à « Marianne » qui se disputent le champ républicain du Pacs, et les bonnes intentions dans l'AiDES, au besoin en s'affublant d'oripeaux spinoziens !

En 1986, un gendarme stoppe d'une rafale, sur une bretelle d'un échangeur à la sortie de Nîmes un jeune maghrébin de 26 ans, qui avait forcé un barrage pour fuir la « prévisible prise de tête » d'un contrôle... Connu pour 'inoffensif » par les éléments intégrés de « sa Cité d'origine », il n'a rien à voir avec ce qui rendra nerveux les éléments les plus haineux, et les plus idéologiquement embrigadés dans le zèle qu'ils doivent à « leur Mission d'Ordre » de Corps de répression : une jeunesse démunie qui les nargue.
C'est ce que révèle d'abord l'affaire Malek Oussekhine, en 1986, manifestant entre deux dialyses, qui sera la proie de « Brigades spéciales » motocyclistes (un motard de 125CC+ un passager armé d'un « bidule », d'un casque et d'un protège-bras, en treillis verts...) dans une porte cochère de la rue Monsieur-le-Prince, à 75006-Paris, et l'occasion d'en finir avec ce corps « spécial »de répression ; puis, 7 ans plus tard, dans le bureau de l'OPJ de service au commissariat des Grandes-carrières de la rue Achille-Martinet, dans le XVIII° arrondissement de Paris, où il est interrogé après un prétendu « vol de cigarettes », en Mars 1993, +Makoma Maklomé décède d'une balle en pleine tête... L'OPJ qui l'interroge lui a brandi son revolver sous le nez, pour l'impressioner, sans s'assurer qu'une balle n'était pas engagée dans le canon.
La Ministère de l'Intérieur, alors dirigé par Charles Pasqua « catastrophé », utilisera la médiation du cousin germain de la mère du jeune homme (18 ans), pour faire parvenir à celle-ci 35.000 francs, 5 mois après les faits...
Un « geste » ambivalent, puisqu'il « achète le silence », comme il donne un « prix à la vie » ôtée par maladresse, imprudence, impulsivité, comme volonté délibérée de dérapage d'un agent assermenté de police dans l'exercice de ses fonctions.
Cet « homicide par imprudence » signe le retour de la Droite aux Affaires de la Cohabitation,et de la reprise en main du maillage des fonds de commerce parisiens, dont ils sont un enjeu des alliances et financements électoraux, fonds de commerce auvergnats acquis à la Chiraquie et amortissements d' « investissements dans la pierre » par le trafic d'héroïne et la prostitution, sous protection de « flics ripoux »...
Les tenants de la notabilité socialiste, harnachés de leurs administrateurs de biens et de leurs inspecteurs des impôts « veillent au grain », et ont ciblé depuis leurs implantations d'arrondissements et dans la police elle-même (Le Guen, Vaillant...) les « places à prendre dans la combine »...
Il faut dire « à leur décharge », que l'Hôtellerie et la Restauration, sont un enjeu de tradition gastronomique et d'étiquette, outre le volume du chiffre d'affaires assujetti à l'impôt via le registre des recettes de la rue St-Honoré, où atterrissent les comptabilités mensuelles, bordereaux de chèques et de règlements par CB, et oscillent par « consensus de bonnes réputations » à établir entre les critiques du « Figaro-Magazine », l'influence royaliste de l'Action française, les cercles (L'Express, Le Point, le Pen-Club, Le Cercle...) depuis l'Avant-2° Guerre Mondiale, même si c 'est la fin des années 50 qui a consacré la disparition totale des « marchands de soupes » (récupération des invendus de la Restauration, mis sur les marchés de 4 Saisons jusqu'à 72 heures après leurs « recyclages »...), et l'institution systématique de l'Hygiène et la répression des Fraudes...
Dans la spéculation immobilière qui bat son plein, il n'est pas négligeable que d'avoir un oeil sur le « coulage » qui passe dans les estomacs, comme sur « les conduites à table », selon les cotes du m² immobilier et les « clientèles plus ou moins branchées » qui les suivent ou les fuient, lorsqu'elles ne sont pas carrément reléguées ou zombifiées par la mise à l'encan rampante de quartiers entiers...
Les intérêts en places changent de mains, et les « écarts visibles » du trafic d'héroïne inspiré de la French Connexion avec leurs filières de compromissions policières et municipales, se déplacent alors vers les S.R.P.J. Régionales, comme ce trafic s'internationalise, se diversifie et interpénètre, recycle l' « Argent sale » jusqu'aux plus hautes sphères des places financières et aux interfaces des montages financiers d'envergure (immobilier, Culture, Mode, Communication et Banques...) de tous poils !
C'est dans ce contexte ( d'argent facile, de poudres et de paillettes), que naissent le « Black is beautifull », comme Bête exotique de show-room à vocation « gonflette », mais gendre infréquentable, et le « Beur violent », père démissionnaire et assassin en puissance de... rombières(de Thierry Paulin à « Omar m'a tuer »-Haddad...).
L'erreur judiciaire de l'Affaire Richard Roman*******, accusé en 1988 du meutre d'une petite fille en lisière d'un village des Htes-Alpes, va éclairer les mobiles fantasmatiques qui profilent les conduites de rejet dans le terreau de « La France profonde », lorsqu'elles sont relayées par des signaux téléologiques et démagogiques si perméables aux vociférations lepénistes, et lorsqu'ils reprennent les antiennes aussi séculaires que Les Grandes Peurs médiévales ou les arrogances épicières des Corporations (des Thénardiers aux Cid-Unati, en passant par le MRP de +Georges Bidault, après le Discours de Bayeux de 1946...).

Sedira Boudjemaa, artiste-peintre, le Lundi 19 Mai 2008.


Notes :

*incorporation : au sens d’accepter de se laisser traverser par des termes opérant sur une
portée, on incorpore une expérience. Cela n’a rien à voir avec s’incorporer : se fondre dans un Corps.

*** de Novalis à l'inspiration du fouriérisme.



**** de la Rennaissance à Lanza Del Vasto.


***** du XVI° siècle à Gongora.

******Industriel allemand, ami de Karl Liebnecht et Rosa Luxembourg, sympathisant du Mouvement spartakiste , figure mondaine et cosmopolite décrite par Pierre Broué dans « La Révolution allemande », éd. Minuit, 1969.

*******Le mardi 26 juillet 1988, la petite Céline Jourdan, âgée de 7 ans, est retrouvée sans vie à proximité de La Motte-du-Caire, ayant subi des violences sexuelles.
Richard Roman, âgé de 29 ans au moment des faits, surnommé " l'Indien" en raison de son mode de vie atypique, et Didier Gentil, ouvrier agricole surnommé "le tatoué" sont rapidement suspectés, et passent aux aveux lors de la garde à vue ; Richard Roman se rétracte peu de temps après devant le juge d'instruction de Digne.
Une tentative de reconstitution des faits le 16 juin 1989 dans les rues de la Motte-du-Caire provoque une émeute en raison de l'émotion extrême suscitée par cette affaire.
Le 22 octobre 1990, le juge d'instruction Yves Bonnet rend une ordonnance de non-lieu en faveur de Richard Roman, alors que l'opinion publique est majoritairement persuadée de sa culpabilité. Trois semaines de procès, trois semaines de tensions ont donc abouti à son acquittement, et à l'incarcération de Didier Gentil, condamné à perpétuité.
Le procès
Le procès s'ouvre le 30 novembre 1992 devant la cour d'assises de l'Isère. Lors du procès, Didier Gentil assume seul le crime et demande pardon à Richard Roman, mais la famille de la victime ne reconnaît pas sa seule culpabilité. Les tests génétiques confirment cependant sa seule participation au viol. Le procureur de la république demande l'acquitement de Roman.

Didier Gentil est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité avec une période de sureté de 28 ans, et Richard Roman est acquitté le 17 décembre 1992, après plusieurs années de détention provisoire.

In direzione ostinata e contraria

In direzione ostinata e contraria
Mai fidarsi delle apparenze, né delle etichette. Quello che conta è lo spessore umano. Nella mia non lunga esistenza, ho ricevuto stima dalla borghesia illuminata, dagli avversari in politica. Quasi mai dai compagni. Né stima, né affetto. [...] Contro tutti i totalitarismi. Attenzione a chi non ha dubbi. Peggio, a chi è fredda razionalità. Peggio, a chi non è buono di carattere. L'assolutismo si annida anche negli ambienti libertari. Ed è il peggiore. Perché subdolo.

"If you cannot be a poet, be the poem", David Carradine

"If you cannot be a poet, be the poem", David Carradine

OLIMPIADI 1968

OLIMPIADI 1968

"Remember your humanity and forget the rest", Bertrand Russell

"Remember your humanity and forget the rest", Bertrand Russell

Paris, mai et juin 1968

Paris, mai et juin 1968

༄ Freddie

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